Rhomatel.

 

Rhomatel.

 

 

Date de la création de l'entreprise le 1er janvier 1966, fabrique de cartons et de papiers, l'usine tourne a plein régime jusqu’au 28 mars 1997.

Fabrication de papier et de carto.

 

 

 

 

 

Machine pour papier héliographique de l'usine Rhomatel 1966.

Les dessins étaient d'abord réalisés sur papier calque, puis reproduits par un procédé de reprographie utilisant l'insolation. Le calque était appliqué sur un papier sensibilisé au ferroprussiate qui, après exposition à la lumière puis développement, révélait un tirage caractéristique à fond bleu et tracés blancs, communément appelé « bleu » ou héliographie.

Implantée au quartier du Clauvier en 1966, la fabrique de papier héliographique de la Société Rhomatel est le témoin d'une période où les progrès techniques révolutionnaient les méthodes de reproduction des plans, dessins et documents graphiques. Spécialisée dans la fabrication de papier héliographique, elle s'est imposée comme un acteur innovant au service des architectes, ingénieurs, bureaux d'études et professionnels du dessin. Par la qualité de sa production, l'entreprise a accompagné l'essor de techniques de reproduction qui ont marqué durablement les pratiques de ces métiers, bien avant l'avènement des procédés numériques.

Le papier héliographique connaît son apogée dans les années 1960, période durant laquelle la Société Rhomatel figure parmi les entreprises spécialisées dans sa fabrication. Ce procédé de reproduction, alors largement utilisé par les architectes, ingénieurs et bureaux d'études, illustre les progrès techniques qui ont profondément transformé la diffusion des plans et des dessins. Il témoigne d'une époque où l'innovation industrielle était mise au service de la précision, de l'efficacité et de la transmission des savoirs techniques.

Comme de nombreuses entreprises liées aux techniques traditionnelles de reprographie, la Société Rhomatel a vu son activité décliner avec l'émergence des procédés numériques. Le 28 mars 1997, elle cesse définitivement son activité, mettant un terme à plus de trente années de production au quartier du Clauvier. Si la fabrique a fermé ses portes, elle demeure un témoin marquant de l'histoire industrielle locale. Son héritage perdure à travers la contribution qu'elle a apportée à l'évolution des techniques de reproduction des plans et des documents graphiques, ainsi qu'au développement des métiers de l'architecture, de l'ingénierie et du dessin technique.