Pierre Servan.

 

 

Pierre Servan (1909–1961).

Né à Roquevaire en 1909, Pierre Servan y demeura profondément attaché jusqu’à sa disparition en 1961. Professeur au collège de Roquevaire, il consacra une partie de sa vie à l’enseignement et à la transmission des connaissances auprès des jeunes générations. Il résidait notamment dans le quartier du Rolland, à proximité de la propriété Tremellat. Il était marié à Louise Roubaud.

Dans une commune où l’école occupait une place essentielle dans la vie quotidienne, la figure d’un professeur dépassait naturellement le simple cadre de la classe. Par son métier, Pierre Servan participa à cette mission fondamentale qui consiste à instruire, transmettre et accompagner les jeunes habitants de Roquevaire dans leurs années de formation. Passionné par l’histoire et le patrimoine de sa commune, Pierre Servan consacra une partie de ses recherches à mieux faire connaître le passé de Roquevaire. Il appartient à cette génération d’érudits locaux qui, au cours du XXᵉ siècle, œuvrèrent à la sauvegarde de la mémoire et du patrimoine de la commune. Son parcours reste ainsi lié à l’histoire scolaire et humaine de la commune au cours du XXᵉ siècle. À travers les souvenirs de ses anciens élèves, de ses collègues et des familles qui l’ont connu, son nom appartient à cette mémoire locale faite de femmes et d’hommes qui, par leur profession et leur engagement quotidien, ont contribué à faire vivre le village.

Pierre Servan s’éteignit à Roquevaire en 1961, laissant derrière lui le souvenir d’un enfant du pays devenu professeur et acteur de la vie éducative de sa commune.

Aux côtés de René Verrier, Pierre Servan figure parmi les personnalités locales qui ont particulièrement contribué à l’étude et à la transmission de l’histoire de Roquevaire, notamment à travers leurs recherches historiques, archéologiques et documentaires.

Un chercheur passionné par l'Antiquité

Son principal travail connu est l'étude intitulée « Voies antiques de la moyenne vallée de l’Huveaune », publiée dans Provence historique, tome X, fascicule 41, en 1960, pages 189 à 221.

Dans cette étude, Servan s'intéresse notamment à l'ancien village de Lasa, qu'il considère comme un habitat antérieur à la formation du Roquevaire médiéval. Il cherche à localiser précisément cet ancien établissement et à reconstituer les voies qui le reliaient aux territoires voisins.

Son travail distingue notamment :

les chemins préromains ;

les voies romaines ;

les itinéraires reliant Lasa à Marseille ;

les chemins vers Auriol ;

les communications avec le Plan-d'Aups ;

les passages par Pichauris, Lascours, Saint-Vincent et différents secteurs de Roquevaire.

Son étude est particulièrement précieuse pour votre livre car elle utilise également les archives anciennes de Roquevaire, notamment des documents remontant au Moyen Âge. Servan s'appuie par exemple sur des reconnaissances de 1318 conservées dans les archives de Roquevaire.

Ses découvertes archéologiques

Pierre Servan ne s'est pas limité aux textes. Il pratiquait également des recherches de terrain.

Son étude mentionne notamment une découverte effectuée en 1937, sur les limites de Roquevaire et d'Auriol : un établissement gallo-romain situé à proximité d'une ancienne voie. Il signale également une huilerie romaine dont un contrepoids était encore conservé et servait de borne entre les territoires de Roquevaire et d'Auriol.

Les archives municipales d'Aubagne conservent aujourd'hui un ensemble particulièrement intéressant de ses documents : notes manuscrites, croquis, brouillons et manuscrits concernant notamment les fouilles de Saint-Pierre-lès-Aubagne en 1937 et la préparation de son étude sur les voies antiques de la vallée de l'Huveaune.

 

 

 

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