Auberge du Cheval Blanc.

 

L’Auberge du Cheval Blanc.

Parmi les anciens établissements qui ont marqué la vie du vieux Roquevaire figurait l’Auberge du Cheval Blanc, installée dans le centre ancien du village, à proximité de l’église Saint-Vincent.

La documentation patrimoniale situe l’établissement dans une ancienne bâtisse aujourd’hui disparue, traditionnellement datée du XVIIIᵉ siècle. Une autre source historique consacrée à Roquevaire présente cependant cette construction comme plus ancienne, remontant au XVIIᵉ siècle. Cette différence de datation devra être vérifiée à partir des archives cadastrales et notariales avant de pouvoir fixer définitivement la date de construction.

L'Auberge du Cheval Blanc était liée à l'histoire des déplacements et des communications à Roquevaire. Des recherches historiques mentionnent, à l'arrière de l'établissement, un relais destiné aux chevaux. Cette fonction s'inscrivait dans un contexte où les voyageurs circulaient encore principalement à cheval, en voiture ou en diligence, avant le développement du chemin de fer. Le relais de Roquevaire est par ailleurs attesté dans l'histoire de la poste aux chevaux dès la fin du XVIIᵉ siècle.

L'établissement constitue ainsi un témoignage de l'époque où les auberges occupaient une place importante dans la vie des villages traversés par les routes reliant les différents pôles de Provence.

Une auberge attestée en 1814

Un document d’état civil apporte un témoignage précis sur l’existence et l’activité de l’Auberge du Cheval Blanc à Roquevaire au début du XIXᵉ siècle.

Le 12 juin 1814, à dix-neuf heures, Alexandre Martin, âgé de 25 ans, marin appartenant au 89ᵉ équipage de Haut-Bord, décéda à l’Auberge du Cheval Blanc, des suites d’une maladie de poitrine.

Le décès fut déclaré par Joseph Sénès, âgé de 46 ans, aubergiste, qui exerçait alors son activité dans cet établissement.

Cette mention constitue un témoignage particulièrement précieux pour l’histoire de l’auberge. Elle confirme qu’en 1814, le Cheval Blanc était bien un établissement en activité, accueillant des personnes de passage. Elle permet également d’identifier, avec certitude pour cette année-là, Joseph Sénès comme l’un de ses aubergistes.

À travers ce document, l’Auberge du Cheval Blanc apparaît ainsi comme l’un de ces lieux de passage qui participaient à la vie quotidienne du vieux Roquevaire, dans une époque où les auberges jouaient un rôle essentiel dans l’accueil des voyageurs.

Un lieu associé aux anciennes routes.

L'Auberge du Cheval Blanc doit être replacée dans le contexte des anciennes communications de Roquevaire. Avant l'arrivée du chemin de fer, les routes constituaient les principales voies de circulation des voyageurs, des marchandises, des messageries et des diligences.

La présence d'un relais de chevaux répondait aux besoins de ces déplacements : les chevaux pouvaient y être changés ou pris en charge, tandis que les voyageurs disposaient d'un lieu où s'arrêter, se restaurer et éventuellement passer la nuit.

L'histoire de l'Auberge du Cheval Blanc rejoint ainsi celle, plus large, de la poste aux chevaux, des diligences et des voyageurs qui traversaient Roquevaire.

Une trace aujourd'hui disparue.

L'ancienne Auberge du Cheval Blanc appartient aujourd'hui au patrimoine disparu de Roquevaire. Sa mémoire est néanmoins conservée par les documents historiques et les mentions retrouvées dans les archives.

Elle constitue un exemple intéressant de ces établissements autrefois indispensables à la vie quotidienne des villages : auberge, lieu de passage, relais pour les chevaux et espace de rencontre entre habitants et voyageurs.

À travers l'Auberge du Cheval Blanc, c'est donc une petite partie de l'histoire des déplacements et de l'hospitalité de l'ancien Roquevaire qui réapparaît.

Créez votre propre site internet avec Webador