Les Panses de Roquevaire.

 

 

Les panses de Roquevaire constituent une ancienne spécialité agricole et commerciale importante du village : il s’agissait de raisins séchés, autrement dit de raisins secs produits localement.

Les « panses » de Roquevaire.

Le terme panse était employé en Provence pour désigner le raisin destiné au séchage. Roquevaire s’était particulièrement spécialisée dans cette production, au point que les « panses de Roquevaire » étaient connues et commercialisées bien au-delà de la commune.

Une source ancienne sur le commerce du XVIIIᵉ siècle indique même que les ports de Toulon, Roquevaire, Aubagne, Auriol et d’autres localités provençales expédiaient ensemble 2 300 à 3 000 quintaux de raisins secs, sans compter les productions allant directement vers Lyon.

Une production particulièrement réputée.

Au début du XIXᵉ siècle, Roquevaire était considérée comme l'un des principaux centres de production et de commerce de raisins secs de la région. Les variétés de raisins utilisées comprenaient notamment les panses ordinaires et muscades. Le muscat d'Alexandrie cultivé à Roquevaire était considéré comme particulièrement adapté au séchage.

Les quartiers de Lascours et de Bassans avaient notamment développé des méthodes de culture destinées à obtenir des raisins secs de qualité supérieure.

Il existait même un procédé particulier de préparation des raisins, attribué à un habitant de Roquevaire nommé Brest, propriétaire de vignes et fabricant de savon.

Les « panses de Roquevaire » à Paris.

La réputation du produit est particulièrement bien attestée par les ouvrages gastronomiques de l'époque.

En 1806, le gastronome Grimod de La Reynière citait les « panses de Roquevaire » parmi les produits caractéristiques de la Provence, aux côtés de l'huile d'Aix, des anchois de Fréjus, des figues d'Ollioules et des prunes de Brignoles.

Le produit apparaît également dans des menus gastronomiques, où les « Panses de Roquevaire » sont servies comme dessert aux côtés des raisins de Malaga.

Une activité économique menacée au XIXᵉ siècle.

En 1837, le conseil municipal de Roquevaire s'inquiétait de la concurrence des raisins secs importés, notamment ceux provenant d'Espagne et de Malaga.

 

 

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