Marchand de journaux Décugis Marie.

 

 

Madame Décugis, la marchande de journaux de Roquevaire

À Roquevaire, il y avait autrefois des petits commerces et des figures familières qui faisaient partie du quotidien des habitants. Parmi elles, Madame Décugis, la marchande de journaux, occupait une place particulière dans la vie du village.

Chaque matin, les journaux arrivaient avec leur lot de nouvelles. Dans son point de vente, les habitants venaient chercher Le Provençal, Le Méridional, La Marseillaise, mais aussi les magazines et les publications qui accompagnaient les familles dans leur vie quotidienne. Pour beaucoup de Roquevairois, acheter son journal était bien davantage qu'une simple course : c'était une habitude, un rendez-vous, parfois même l'occasion de rencontrer des connaissances et d'échanger quelques mots.

Madame Décugis connaissait certainement une grande partie de sa clientèle. Dans un village où les relations de voisinage avaient une importance considérable, la marchande de journaux était un personnage bien connu. Elle voyait passer les générations, les habitués du matin, ceux qui venaient chercher les nouvelles sportives, les résultats du dimanche, les informations locales ou simplement leur lecture quotidienne.

À une époque où la télévision n'occupait pas encore la place qu'elle allait prendre dans les foyers et où Internet n'existait évidemment pas, le journal était une véritable fenêtre ouverte sur le monde. Les nouvelles nationales et internationales arrivaient ainsi jusqu'à Roquevaire, mais les habitants recherchaient aussi avec beaucoup d'intérêt les informations concernant leur région et leur village.

Le comptoir de Madame Décugis était donc un petit lieu de passage où se mêlaient l'actualité, les conversations et la vie quotidienne. On y venait pour acheter un journal, mais on pouvait aussi y retrouver un voisin, discuter des événements du village ou commenter les dernières nouvelles.

Aujourd'hui, ces petits commerces ont pour beaucoup disparu ou changé de visage. Les habitudes ont évolué, les journaux sont devenus moins présents dans la vie quotidienne et l'information est désormais accessible instantanément. Pourtant, derrière le souvenir de Madame Décugis se dessine toute une époque de Roquevaire, celle des commerces de proximité, des rues animées et des habitudes simples qui rythmaient les journées.

La marchande de journaux n'était peut-être pas une personnalité connue au-delà du village, mais elle appartenait pleinement à cette histoire locale. Son commerce faisait partie du décor et de la mémoire des Roquevairois.

Évoquer aujourd'hui Madame Décugis, c'est donc rendre hommage à ces femmes et à ces hommes qui, par leur travail quotidien, ont contribué à faire vivre Roquevaire. Des personnes parfois modestes, rarement citées dans les grands livres d'histoire, mais dont le souvenir demeure précieux pour comprendre la vie du village d'autrefois.

Car l'histoire de Roquevaire ne se résume pas à ses monuments, à ses industries ou à ses grandes personnalités. Elle se raconte aussi à travers ses petits commerces, ses commerçants et les visages familiers que les anciens n'ont pas oubliés.

Et parmi ces visages, celui de Madame Décugis, la marchande de journaux, mérite de retrouver sa place dans la mémoire de Roquevaire.

 

Marie Décugis et son mari marchands de journaux de 1948 à 1986 elle a tenue presque 37 ans et demi.

Le bar restaurant Marius Miolland, était installé  avant le marchand de journaux Décugis.

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