Cimenterie Négrel Martini.
La Cimenterie Négrel-Martini
Au XIXᵉ siècle, Roquevaire connut un véritable essor industriel grâce à la force de l’Huveaune et aux nombreuses ressources présentes dans les collines environnantes. Parmi les établissements qui marquèrent cette époque figure la cimenterie Négrel-Martini, fondée en 1863.
Installée près de l’Huveaune, dans le secteur de Saint-Vincent, l’usine bénéficiait d’une situation particulièrement favorable. Un canal alimenté par les eaux de la rivière permettait notamment de fournir la force hydraulique nécessaire à l’établissement. À proximité se trouvaient également les gisements de calcaire, de gypse et de lignite, indispensables à la fabrication du ciment et du plâtre.
La cimenterie était une usine à eau et à vapeur. Son activité ne se limitait d’ailleurs pas aux matériaux de construction : en 1896, l'entreprise commercialisait également des câpres et des fruits secs produits à Roquevaire, témoignant du lien étroit entre industrie, commerce et agriculture locale.
Au tournant du XXᵉ siècle, Charles-Albert Négrel-Martini, fabricant de ciment à Roquevaire, développa encore son activité. En 1900, il acquit notamment une concession de mine de lignite de 38 hectares à Fuveau et Belcodène, pour la somme de 10 000 francs. Ce combustible pouvait servir à alimenter les fours nécessaires à la fabrication du ciment.
La cimenterie Négrel-Martini constitue ainsi un témoignage important de l'histoire industrielle de Roquevaire : une usine née au bord de l’Huveaune, utilisant l’eau, la vapeur et les ressources du sous-sol local, et participant pendant plusieurs décennies à la transformation économique du village.
Aujourd’hui, les anciens bâtiments de la cimenterie ont connu de nouvelles affectations. Pourtant, quelques vestiges témoignent encore de leur passé industriel, parmi lesquels l’ancienne cheminée, silencieux témoin d’une époque où l’activité cimentière occupait une place importante dans la vie économique de Roquevaire.
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